La fin de nos libertés

Les mêmes causes produisent les mêmes effets : on ne retrouve jamais les libertés auxquelles on a renoncé (fût-ce au nom d’un intérêt supérieur et pour une durée limitée). Et, discrètement, l’état d’urgence sanitaire se pérennise. Alors que la loi prévoit une sortie de ce régime d’exception le 1er juin prochain (NDLR : depuis le 23 mars 2020, nous avons passé 10 mois en état d’urgence), le gouvernement prépare un projet de loi reconduisant ses principales dispositions jusqu’au 31 octobre prochain. Un état d’urgence rebrandé "phase de transition". Une transition qui conservera l’essentiel puisque le texte prévoit que le PM continuera à pouvoir "réglementer ou interdire la circulation ou les rassemblements des personnes", et faire de même avec l’ouverture des établissements recevant du public. Contraindre ou suspendre le droit d’aller et venir ou celui d’exercer son activité. Par simple décret. Sans contrôle du Parlement. Rien que ça.Quatre ans après la sortie de l’état d’urgence terroriste qui s'est faite par une large intégration de ses dispositions (possibilité étendue d’assignations à domicile ou de perquisitions administratives) dans le droit commun, c’est donc au tour de l’état d’urgence sanitaire de venir rogner nos libertés. Pour toujours.

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