La droite contre le retour des jihadistes

Le retour annoncé en France de 130 hommes, femmes et mineurs jihadistes et détenus en Syrie, fait vivement réagir la droite qui s'y oppose fermement. Un député Les Républicains demande que soient pratiqués des "assassinats ciblés" contre ces personnes. 

Alors que le gouvernement a évoqué le retour possible, sur le territoire français, de 130 ressortissants partis faire le jihad et actuellement détenus par les Kurdes en Syrie, plusieurs responsables politiques de droite et d'extrême droite se sont opposés à cette possibilité. Le député Les Républicains Pierre-Henri Dumont prône pour sa part des "assassinats ciblés" à l'encontre de ces personnes. 

Lors des questions au gouvernement, la députée LR Valérie Boyer a demandé à l'Assemblée nationale "d'empêcher que ces jihadistes qui ont trahi la France et combattu notre civilisation ne reviennent en France". Ce à quoi Christophe Castaner a répondu que "s'ils posaient le pied en France, ils seraient immédiatement arrêtés et ils seront jugés". Le gouvernement n'a toutefois pas répondu aux interrogations concernant leur surveillance s'ils n'étaient pas par la suite emprisonnés ou bien leur éventuelle détention dans les prisons françaises, déjà en proie à de vastes problèmes de radicalisation chez les détenus. 

"On les tue sur place, des assassinats ciblés ça a toujours été fait"

Interrogé sur LCP, Pierre-Henri Dumont, député LR du Pas-de-Calais, s'est prononcé pour la déchéance de nationalité de ces personnes ou bien leur assassinat. "Il y a un choix juridique d'intelligence avec l'ennemi, en leur retirant la nationalité française. Il y a un autre choix, l'élimination de ces personnes", a-t-il déclaré. 

"Ce sont des éliminations ciblées pratiquées déjà par différents services (de renseignement) en Syrie, en Irak (...) c'est-à-dire tuer des personnes qui ont pris des armes contre la France, la France ne doit jamais les réaccueillir", a-t-il expliqué. "On les tue sur place, des assassinats ciblés ça a toujours été fait". 

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