Guéant n'ira peut-être pas en prison

Claude Guéant, définitivement condamné dans l'affaire des primes versées en liquide alors qu'il était ministre de l'Intérieur, échappera peut-être à la prison malgré sa condamnation.

Ce mercredi 16 janvier, l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant a été condamné à un an de prison ferme dans l'affaire des primes versées en liquide, lorsqu'il était en poste place Beauvau. Son pourvoi en cassation ayant été définitivement rejeté, sa condamnation est donc prononcée et cet épisode judiciaire clôt.

Ce qui ne signifie pas pour autant que le secrétaire général de la présidence de la République de Nicolas Sarkozy effectuera bien une peine de 12 mois de prison ferme. En effet, ayant été condamné à une peine de moins de deux ans, celle-ci est donc aménageable, ce qui lui permettrait d'éviter la cellule selon le scénario retenu. 

La semi-liberté, qui consiste à passer uniquement la nuit en prison, est l'option la plus contraignante. La solution du bracelet électronique, qui permet aux condamnés de rester sous surveillance sans pour autant encombrer les centres pénitentiaires, est également envisageable. L'ancien premier flic de France pourrait aussi faire l'objet d'un placement à l'extérieur, à savoir un hébergement dans un centre hors de la prison, qui impose au condamné l'exercice d'une activité la journée. 

Mais c'est peut-être à son âge avancé que Claude Guéant devra le salut. Âgé de 74 ans depuis ce jeudi 17 janvier, l'ex-ministre a donc le droit de demander une libération conditionnelle en raison de son âge. Une solution qui l'abstiendrait alors totalement d'effectuer ne serait-ce qu'un seul jour en prison, malgré le verdict de la justice. 

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