Gilets Jaunes : la trêve ?

Ce lundi, Emmanuel Macron a tenté de calmer la colère des gilets jaunes, après un mois de mobilisation. Son allocution, dans laquelle il annonce une série de mesures pour le pouvoir d'achat, suffira-t-elle à calmer les esprits ? 

Les gilets jaunes préparent-ils un acte V à leur mobilisation ? La question se pose au lendemain de l'allocution du président de la République, censée calmer la colère du mouvement. Hausse de la prime d'activité de 100 euros pour les smicards, exemption de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2 000 euros par mois, heures supplémentaires "sans impôts ni charges" et possibilité pour les employeurs de verser une prime annuelle défiscalisée. Des mesures prises face à "l'état d'urgence économique et social" dans lequel se trouve le pays, a expliqué Emmanuel Macron. 

Ce discours, décisif pour le président et son gouvernement, suffira-t-il à mettre fin à la plus grave crise politique à laquelle est confronté l'exécutif depuis le début de son quinquennat ? Pour l'une des figures du mouvement, la Bretonne Jacline Mouraud, il faut marquer une trêve, car "des avancées" ont été faites. Macron a laissé "une porte ouverte", estime-t-elle. 

"On ne peut pas se rendre responsables d'une multitude de dépôts de bilan"

"Maintenant il faut sortir de cette crise", car "on ne peut pas passer le reste de notre vie sur des ronds points", estime la porte-parole des "gilets jaunes libres", collectif jugé plus modéré par rapport au reste du mouvement, dont il considère les revendications trop radicales. 

"On a une économie qui s'effondre, des commerçants prêts à mettre la clé sous la porte, on ne peut pas se rendre responsables d'une multitude de dépôts de bilan", a également souligné Jacline Mouraud, tandis que pour beaucoup d'autres gilets jaunes, le discours du chef de l'État et les mesures annoncées ne sont pas à la hauteur. 

Rubriques

Politique