Gérard Collomb Drôle de testament

Pas très sympa, Gérard Collomb.

Lors de sa passation de pouvoir le 3 octobre dernier, en présence d’Edouard Philippe, il a lancé une véritable grenade dégoupillée : « Si j’ai un message à faire passer-je suis allé dans tous ces quartiers, des quartiers nord de Marseille au Mirail à Toulouse et à ceux de la couronne parisienne : Corbeil, Aulnay, Sevran-, c’est que la situation est très dégradée, et le terme de « reconquête républicaine » prend là tout son sens parce que, aujourd’hui, dans ces quartiers, c’est la loi du plus fort qui s’impose, celle des narcotrafiquants et des islamistes radicaux, qui a pris la place de la république. Aujourd’hui, on vit côte à côte, je crains que demain on vive face à face. »

En reprenant tout haut la teneur des rapports de police, l’ex-ministre de l’Intérieur met dans l’embarras tout l’exécutif. Et renvoie le fameux plan banlieues, lancé en mai sous l’égide de Macron et de Borloo, à son inefficience !

D’un autre côté, le 3 octobre, c’était la saint Gérard. Il avait bien le droit de s’amuser un peu Gérard !

À peine de retour à Lyon, le 4 octobre, le même Collomb, s’est rendu chez Paul Bocuse, à l’abbaye de Collonges. L’ancien ministre de l’Intérieur était l’invité de son ami Laurent Abitbol, le Président de Marietton Développement, un groupe d’agences de voyages qui pèse 1,2 milliard d’euros et emploie 1 300 personnes. Devant près de 500 invités réunis pour un dîner mondain, Collomb a joué les humoristes : « Je me suis demandé quel était le meilleur moment pour quitter le gouvernement. La solution fut claire. Je devais le faire avant le dîner de Laurent, sinon, je n’aurais pas pu être avec vous. »

Son hôte a répliqué sur le même mode ironique : « Dommage que tu aies pris ta décision avant l’appel d’offres pour les voyages du ministère de l’Intérieur, prévu dans six mois et qui pèse 50 millions. »

Et là, ce ne fut pas la fête à Gérard !

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