Fleur Pellerin dans la tourmente

L'ancienne ministre est accusée de prise illégale d'intérêts pour avoir tissé des liens avec un géant du web sud-coréen, aurpès duquel elle a ensuite levé la somme de 200 millions d'euros...

Fleur Pellerin est visée par des soupçons de prise illégale d'intérêts. Il est reproché à l'ancienne ministre de la Culture, aujourd'hui reconvertie dans le privé, d'avoir profité de ses liens tissés avec un géant du web sud-coréen lorsqu'elle était au gouvernement pour obtenir par la suite 200 millions d'euros. 

Pour la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP), Fleur Pellerin a "méconnu [ses] réserves en prenant pour client une entreprise privée avec laquelle elle avait conclu un contrat ou formulé un avis sur un contrat" dans le cadre de ses fonctions gouvernementales. C'est maintenant au procureur de la République de Paris, à qui le dossier a été transmis, de décider de l'ouverture d'une enquête judiciaire. 

Fleur Pellerin, à la tête de sa propre société d'investissements Korelya Consulting, avait depuis septembre 2016 la gestion d'un fonds "intégralement doté par la société Naver Corp". Or, la haute-autorité s'est rendu compte que l'ancienne ministre avait déjà tissé des liens étroits avec ce poids lourd du web sud-coréen lorsqu'elle était en poste au gouvernement. La ministre de la Culture d'alors avait signait "pour le gouvernement français" une "lettre d'intention" avec Naver Corp, concernant l'hébergement de contenus vidéo. C'est "sur la base de cette lettre", souligne la HATVP, qu'une "convention de partenariat" est établie le 17 mars 2016 entre Naver Corp et l'institut français de Corée du Sud. A cette date, Fleur Pellerin ne faisait déjà plus partie du gouvernement, pourtant sa société Korelya Consulting a par la suite levé 200 millions d'euros auprès du groupe sud-coréen, en 2016 et 2017. 

Rubriques

Politique