Encore raté ?

Ce week-end ? Christine Lagarde la patronne de la BCEa fermé la porte à toute velléité d’annulation de la dette des États contractée pour financer les plans de sauvegarde de l’économie covidée. Si elle demandait à ne pas "serrer d'un coup tous les robinets des politiques budgétaires et de politique monétaire" elle prévient tout de même :"L'économie devra réapprendre à fonctionner sans les aides exceptionnelles rendues nécessaires par la crise". Force est de constater que, alors que l’Europe parle de retour à la norme des politiques économiques,la première puissance mondiale est sur une autre planète. Aux US, après le 2 000Mds$ injectés par Donald Trump dans l’économie pour faire face à la crise, Joe Biden passe son plan de relance à 1 900 Mds$. dans les deux cas on parle d’environ 9 % du PIB US, là où par exemple la relance française ne représente que, une seule fois, 4% de son PIB.Ce qui se joue là : le redémarrage de la croissance (les US devraient plus qu’effacer totalement la crise dès 2021, l’Europe, au mieux en 2022), mais aussi la modernisation des économies et la constitution d’avantages compétitifs pour les décennies à venir. Marginalisée par son incapacité à adopter le virage néo-libéral de 80 à 2000, l’Europe s’éclipsera-t-elle donc plus encore en ratant le renouveau keynésien qui s’annonce ?

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