Castaner tacle les gilets jaunes

Le ministre de l'Intérieur, qui a salué le travail des gendarmes et des policiers qui ont permis de localiser et d'abattre Chérif Chekatt ce jeudi soir à Strasbourg, a également dressé un parallèle avec la grogne des gilets jaunes et leur nouvelle journée de mobilisation, annoncée ce samedi. 

Après près de 48 heures de traque suite à l'attaque de Strasbourg qui a fait trois morts et de nombreux blessés, Chérif Chekatt a été abattu ce jeudi soir à Strasbourg, dans le quartier de Neudorf. Un véritable soulagement pour les Strasbourgeois, qui ont d'ailleurs longuement applaudi les forces de l'ordre. 

Ce vendredi, après avoir fait part de sa "peine" et de son "recueillement" pour les victimes, le ministre de l'Interieur Christophe Castaner a également exprimé sa "fierté" à l'égard des forces de l'ordre et de ces "hommes et femmes de la police nationale et de la gendarmerie qui ont tout donné pour retrouver l'assaillant et le mettre hors d'état de nuire". Invité d'Europe 1, le ministre a également eu une pensée "pour les militaires de l'opération Sentinelle", les premiers à être impliqués dès les premières minutes de la fusillade, mardi soir dans le centre-ville de Strasbourg. 

"Je préférerais que les forces de l'ordre soient en train de faire leur vrai métier"

Un attentat qui a eu lieu dans un contexte particulier pour les forces de l'ordre, mises à rude épreuve depuis le début du mouvement des gilets jaunes et des violences qui se déroulent en marge de chacune de leur manifestation. Alors qu'une nouvelle journée de mobilisation est annoncée pour ce samedi, les effectifs seront-ils suffisants pour contenir les débordements et empêcher les casseurs de tout détruire sur leur passage ? 

"Oui" répond Christophe Castaner, "parce que les nos forces de l'ordre ont la capacité à ne jamais baisser les bras, et ce que j'ai vu ces dernières semaines, c'est ça."

Toutefois, le ministre de l'Intérieur ne cache pas son agacement vis-à-vis de ce mouvement et de ces débordements répétés : "Je préférerais que les forces de l'ordre soient en train de faire leur vrai métier, c'est-à-dire poursuivre des criminels ou diminuer le risque terroriste, plutôt que de sécuriser des ronds-points ou quelques milliers de personnes mobilisent énormément de forces."

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