Affaire Benalla : Vincent Crase épinglé

Le gendarme réserviste aurait touché 300 000 euros d'un oligarque russe proche de Poutine pour une mission de protection, alors qu'il était toujours salarié du parti présidentiel...

D'après Mediapart et Le Point, Vincent Crase, ex-employé de La République en Marche mis en examen dans l'affaire Benalla, aurait perçu près de 300 000 euros de la part d'un oligarque russe, proche de Vladimir Poutine. Mediapart précise que ce milliardaire, jamais condamné en Europe, est "suspecté par plusieurs magistrats européens d'être lié à la mafia russe". 

Le gendarme réserviste aurait reçu la somme exacte de 294 000 euros le 28 juin dernier, alors qu'il était encore salarié du parti présidentiel. De l'argent perçu via Mars Conseil, une entreprise de conciergerie de luxe dont Vincent Crase est le seul actionnaire. Le versement aurait eu lieu dans le cadre d'une mission de "protection de proches et de biens" d'Iskander Makhmudov, 211e fortune mondiale d'après le classement établi par le magazine Forbes. 

Une somme qui selon Mediapart a attiré l'attention de la cellule Tracfin, le service du ministère de l'Économie en charge de la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Par ailleurs, pour exécuter ce contrat, Vincent Crase a fait appel, toujours selon l'hebdomadaire, à la société de sécurité Velours qui n'est autre que... l'ancien employeur d'Alexandre Benalla. 

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