Tribune pour "la liberté importunée" : Catherine Deneuve s'explique

Après avoir provoqué une polémique en cosignant une tribune publiée dans Le Monde et intitulée "la liberté d'importuner", Catherine Deneuve a tenu à expliquer pourquoi elle avait ajouté son nom à ce texte, qui a déclenché une vague d'indignation.

La tribune publiée dans Le Monde la semaine dernière, est un texte que Catherine Deneuve trouve "vigoureux, à défaut de le trouver parfaitement juste", l'actrice rappelle son goût pour "la liberté": "Je n'aime pas cette caractéristique de notre époque où chacun se sent le droit de juger, d'arbitrer, de condamner", écrit-elle ce dimanche soir dans un article publié sur le site de Libération. 

"Je salue fraternellement toutes les victimes d'actes odieux qui ont pu se sentir agressées par cette tribune parue dans le Monde, c'est à elles et à elles seules que je présente mes excuses", a souligné l'actrice dans ce même texte, tout en rappelant son engagement féministe lors de la sortie du manifeste des "343 salopes".

Catherine Deneuve déplore les propos de Christine Lahaie

Catherine Deneuve a tout de même tenu à se désolidariser de certaines signataires de la tribune du Monde, qui ont défrayé la chronique ces derniers jours avec des propos sur le viol. 

" (...) Il me paraît absolument nécessaire aujourd’hui de souligner mon désaccord avec la manière dont certaines pétitionnaires s’octroient individuellement le droit de se répandre dans les médias, dénaturant l’esprit même de ce texte. Dire sur une chaîne de télé qu’on peut jouir lors d’un viol est pire qu’un crachat au visage de toutes celles qui ont subi ce crime", écrit-elle notamment, avant d'assurer : "Evidemment rien dans le texte ne prétend que le harcèlement a du bon, sans quoi je ne l'aurais pas signé".

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