Le blocage de l'autoroute A3 avait été causé par le rappeur et ses acolytes, pour les besoins d'un clip...

C'est presque devenu une marque de fabrique chez le rappeur Fianso, de son vrai nom Sofiane Zermani. Ce lundi, il doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, pour "entrave à la circulation". Un jugement qui intervient après que le rappeur du Blanc-Mesnil ait tourné deux clips sans autorisation. 

Le premier avait bloqué l'autoroute A3 et le deuxième clip sauvage, tourné dans la cité des 3.000 à Aulnay-sous-Bois, avait entraîné des troubles à l'ordre public. À chaque fois, les clips en question ont rencontré et continuent de rencontrer un franc succès sur la Toile : le premier a été visionné pas moins de 32 millions de fois, et le deuxième près de six millions. 

Un succès qui pourrait coûter cher à Fianso : jusqu'à deux ans de prison et 4.500 euros d'amende. Pour autant, son avocat est confiant. « Il est combatif et serein, il attend de pouvoir s’expliquer », assure Me Steeve Ruben.

Le premier clip sauvage du rappeur, tourné le 6 avril 2017 sur l'autoroute A3 à hauteur du Blanc-Mesnil avait propulsé Fianso à la rubrique des faits divers, après avoir bloqué totalement la circulation pendant 5 minutes, tout en scandant : « boire un café sur l’autoroute, ça n’a pas de prix ».

Trois semaines après s'être illustré de la sorte, Fianso tournait un autre clip sans autorisation, cette fois-ci dans la cité des 3.000, en compagnie d'une centaine de figurants.

Fianso, qui multiplie les ennuis judiciaires depuis ces tournages sauvages, ne compte pas arrêter de sitôt. En décembre dernier, il avait été interpellé une nouvelle fois à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, en train de tourner un clip sans autorisation.

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