Philippe Caubère accusé de viol : sa victime présumée livre les détails de cette nuit d'enfer

« Il m'appelait "Salope, maman !" »...

Ce jeudi 3 mai, Solveig Halloin a été entendue par la police judiciaire de Toulouse, dans le cadre d'un viol qui serait survenu en 2010 et pour lequel le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire le 16 avril dernier. La femme, qui accuse le comédien Philippe Caubère de viol, a livré aux enquêteurs un témoignage de cinq heures, dans lequel elle a réitéré ses accusations tout en livrant les détails de ce viol tant physique que psychique. Un témoignage qu'elle a également confié au Parisien.

« Cela fait des années que je veux porter plainte, j’ai fran­chi plusieurs étapes de recons­truc­tion pour y arri­ver, souligne-t-elle. La société verrouille cette parole de mille façons et cela conti­nue après le dépôt de plainte. C’est le courage des autres femmes qui me porte, et c’est parce que je dois éviter qu’il puisse conti­nuer à agir. »

Ce viol, qui se serait produit en 2010 à Béziers, Solveig Halloin s'en souvient très bien :  « Juste avant de me battre et de me violer, il a simulé un malaise qui m’a beau­coup inquié­tée dans le couloir de l’hô­tel,raconte-t-elle. « Ça va ?, lui ai-je demandé. Tu as mal quelque part ? » Il m’a répondu : « Putain, je suis amou­reux ». Dire « Je t’aime » avant de pratiquer des violences fait partie d’un mode opéra­toire très rodé… L’état de disso­cia­tion, pour ne pas dire d’alié­na­tion ultime, dans lequel me mettaient ses agis­se­ments est encore main­te­nant un souve­nir doulou­reux. » 

« Il utili­sait les mots du registre affec­tif pour nommer ses gestes d’une violence totale, ce procédé pervers m’a détruite, ajoute Solveig Halloin dans Le Pari­sien. Il m’ap­pe­lait « Salope, maman !  » quand il était en train de m’anéan­tir. »

 

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