Une enquête du Guardian révèle les conditions de travail inhumaines des employés de l'usine qui confectionne les vêtements de la marque Ivanka Trump.

Sous couvert d'anonymat, de nombreux ouvriers travaillant pour Ivanka Trump se sont confiés au Guardian. Leur récit est sidérant. 

La fille du président des États-Unis, brillante femme d'affaires et proche conseillère de son papa, possède une ligne de vêtements à son nom. Des produits qu'elle fait confectionner en Asie, où les salaires sont les plus bas, à l'usine PT Buma très exactement, à l'ouest de Java.

Alia, l'une des ouvrières de cette usine, s'est confiée aux journalistes du Guardian. Payée nettement moins que le salaire minimum observé dans le reste de la région, cette maman de deux enfants n'a pas les moyens de les faire venir, préférant les laisser vivre chez leurs grands-parents, où le coût de la vie est moindre.

La jeune maman, qui avec son faible salaire ne peut voir ses enfants qu'une fois par mois, subit également les conséquences du management déplorable qui règne dans son usine. Par exemple, afin d'éviter d'avoir à verser aux employés une prime lorsqu'ils dépassent le quota de vêtements à confectionner en un jour, les managers augmentent ce quota au dernier moment. 

Les heures supplémentaires ne sont jamais payées et les ouvriers sont soumis à des cadences intenables, comme l'obligation de réaliser 90 pièces là où la moyenne se situe à 30. « Je ne peux plus le suppor­ter. Je fais des heures supplé­men­taires non payées chaque jour et je gagne toujours [la même chose]. Je prévois de partir de Subang où le salaire mini­mum est vrai­ment trop bas », confie Alia.

Ivanka Trump tenue pour responsable des conditions de travail misérables de ses ouvriers

Ivanka Trump : salaires déplorables et conditions de travail exténuantes... ses ouvriers n'en peuvent plus

Pour Jim Keady, militant américain en faveur des droits de l'homme, Ivanka Trump est directement responsable de cette situation. « L’argent s’ar­rête avec elle. C’est son nom sur la robe. Sans elle il n’y a pas de marque », affirme-t-il.

Un avis partagé par Carry Soumers, fondatrice de l'ONG Fashion Revolution, qui explique : « Ivanka Trump prétend être l’exemple ultime pour les femmes qui travaillent [le titre de son dernier livre, ndlr], mais clai­re­ment ça n’en­globe pas les femmes qui travaillent pour elle dans des usines à travers le monde ».

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