Les rôles s'inversent : c'est au tour de Bertrand Cantat de prendre un coup avec cette enquête du Point appuyée par le témoignage d'un membre de Noir Désir.

Dans la nuit du 26 au 27 juillet 2003, en Lituanie, Marie Trintignant s'écroule sous les coups de son compagnon Bertrand Cantat, qui l'a frappée 19 fois au visage et au corps. Rapatriée en France, elle meurt le lendemain.

Le chanteur, qui risquait jusqu'à quinze ans de prison, a été libéré pour bonne conduite en 2007 et n'en aura donc fait que quatre. Il faut dire qu'en plus de cela, les témoignages de son entourage jouaient en sa faveur. Krisztina Rády, son ex-compagne et encore mariée avec lui à l'époque, est notamment venue à sa rescousse. Bertrand n'a jamais levé la main sur quiconque avant le 27 juillet 2003. Ni sur moi, ni sur une autre", avait-elle déclaré sans équivoque.

"Nous étions tous sous son emprise"

Les trois autres membres de Noir Désir avaient ensuite confirmé la version de la femme de lettres... jusqu'à ce témoignage anonyme de l'un d'entre eux, publié ce mercredi 29 novembre dans Le Point.

"Krisztina m'a vu et elle m'a demandé, à moi et à tous les autres membres du groupe, de cacher ce que l'on savait. Elle ne voulait pas que ses enfantas sachent que leur père était un homme violent. Je savais qu'il avait frappé la femme avec qui il était avant Krisztina. Je savais qu'il avait tenté d'étrangler sa petite amie, en 1989. Je savais qu'il avait frappé Krisztina. Mais, ce jour-là, nous avons tous décidé de mentir. Nous étions tous sous son emprise. Et nous pensions qu'il se soignerait", explique le musicien.

Ce reportage du Point, intitulé Bertrand Cantat, enquête sur une omerta, risque de faire bien mal à la réputation déjà bien entachée de l'auteur-compositeur-interprète... peut-être suffisamment pour que Les Inrocks et la presse en ligne cessent de faire sa promo à chaque nouvelle sortie d'album ?

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