Accusée d'esclavagisme, une ex-Miss Belgique risque la prison

Daisy Van Cauwen­bergh, élue Miss Belgique 1988, est accusée avec son compagnon d'avoir fait travailler illégalement un couple de Thaïlandais chez eux...

Daisy Van Cauwen­bergh et son compagnon Johannes Huub Fijen vont devoir répondre de leurs actes devant la justice belge. Le couple est accusé d'avoir employé illégalement un couple de Thaïlandais pour s'occuper des tâches ménagères de leur foyer : « Un visa touris­tique avait été fait pour eux, valable seule­ment trois mois, et ils avaient été mis au travail dans la villa du couple, déclare l’avo­cat des abusés. La dame devait au départ unique­ment s’oc­cu­per des enfants mais par la suite, elle a aussi dû cuisi­ner et nettoyer tandis que son compa­gnon servait de chauf­feur à la famille, puis de jardi­nier. »

Pour le tribunal du travail de Hal-Vilvorde, il s'agit clairement « d'esclavagisme moderne »«  Ils rece­vaient comme seule rému­né­ra­tion le droit de dispo­ser d’un loge­ment à Schaer­beek et un scoo­ter, mais devaient travailler de longues jour­nées, six jours sur sept et être non-stop à la dispo­si­tion de la famille », a expliqué l'avocat du couple Thaïlandais.

Déjà condamnés pour blanchiment d'argent

Pour ces accusations, que l'ancienne Miss Belgique et son compagnon nient farouchement, Daisy Van Cauwen­bergh risque 18 mois de prison et une amende de 70.500 euros, et Johannes Huub Fijen, 22.500 euros. Le couple n'en est toutefois pas à son premier coup d'essai puisqu'en 2016, ils avaient déjà été condamné à une peine de prison avec sursis pour blanchiment d'argent...

Le jugement devrait être rendu le 20 décembre prochain.

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