Une enquête sur un groupe Facebook sexiste

Un groupe Facebook secret a été découvert et une enquête a été ouverte. Les membres, soit 56 000 hommes, y publiaient des photos dégradantes de femmes et postaient des commentaires injurieux.

Pour eux, les femmes sont des “chiennes”, des “trous”, mais avant tout, des “LV” qui signifie “lave-verge” ou “lave-vaisselle”. Les 56 000 membres de ce groupe Facebook, intitulé “Femmes indignes 6.0 résurrection”, tenaient des propos misogynes et injurieux, généralement à propos de photos de femmes dénudées. “C’est quoi le point commun entre une LV et la loi ? Dans les deux cas, c’est plus simple de les violer que de les respecter”, commente l’un d’eux.

Le Collectif féministe contre le viol a déposé une première plainte en novembre 2017 pour “atteinte à l’intimité de la vie privée” et “mise en péril de mineurs”. Elle a été classée sans suite en février 2018, faute d’éléments sur l’identité des femmes concernées. Un mois plus tard, c’est une nouvelle plainte qui est déposée pour “provocation à la haine ou à la violence en raison du sexe” et “injure publique en raison du sexe”. En mai 2018, l’enquête est confiée à la BRDP. Mais elle s’est avérée compliquée, sans le retour de Facebook sur l’identité des membres. Le parquet de Paris doit maintenant décider de leur sort.

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