Qui est le "journaliste gilet jaune" ?

Ce gilet jaune se présentant comme "journaliste de rue" a pour méthode d'attendre une personnalité médiatique ou politique devant son lieu de travail, afin de l'assaillir de questions tout en le filmant via son téléphone portable. 

Il se présente comme un "journaliste gilet jaune" ou encore un "journaliste de rue". Sa méthode ne change pas : attendre une personnalité dans la rue avant de lui poser de nombreuses questions bien souvent agressives tout en le filmant avec son smarphone. L'homme diffuse par la suite les images sur les réseaux sociaux. Cet anonyme, qui a commencé par faire parler de lui après avoir partagé une vidéo de l'humoriste Franck Dubosc se désolidarisant des gilets jaunes, a de nouveau attiré l'attention cette semaine en apostrophant dans la rue Jean-Michel Apathie tout en l'accusant d'être un "millionnaire anti-gilets jaunes", "du côté du mensonge et de la manipulation". 

D'après le HuffPost, ce journaliste autoproclamé s'appelle Marc Rylewski, un homme sans affiliation politique connue se présentant comme un photographe de 49 ans, vivant à Paris et divorcé. Par le passé, il aurait notamment travaillé pour l'agence photo Gamma et le journal France-Soir, ainsi que l'agence américaine de paparazzis X17. L'homme aurait d'ailleurs exercé la profession de paparazzis pendant plusieurs années à Los Angeles, avant d'être rejeté des États-Unis par les services de l'immigration. 

Marc Rylewski, décrit par le quotidien suisse Le Matin, qui avait réussi à l'approcher après l'épisode de la vidéo de Franck Dubosc, ce définit lui même comme un "réalisateur photographe" qui dit "ne pas avoir de problèmes pour boucler les fins de mois", mais être "solidaire des gilets jaunes et de leurs revendications". "Je pense, par exemple, qu'il faut un certain dégraissage de l'État et surtout beaucoup plus de transparence sur l'utilisation des finances publiques", confiait-il au quotidien. 

Sa chaîne YouTube, baptisée Isadora Duncan, du nom de la célèbre danseuse américaine morte à Nice en 1927, comptabilise plus de 300 000 vues depuis sa création, en mai 2018. On peut y visionner une vingtaine de vidéos se rapportant en majorité aux gilets jaunes, parmi lesquelles plusieurs tentatives d'approches de personnalités telles que François Lenglet, Enrico Macias, Ségolène Royal ou encore Thomas Sotto. Des interviews qui se déroulent plus ou moins calmement, en fonction des réactions suscitées par les méthodes de ce "journaliste" autoproclamé.

Outre l'agressivité apparente de ses accusations, dans certaines de ses vidéos, Marc Rylewski tient des propos plus problématiques, comme lorsqu'il défend le geste de la quenelle face à Jean-Michel Apathie. Un geste inventé par Dieudonné qui s'apparente à un salut nazi inversé. De même, lorsqu'il rencontre le secrétaire d'Etat en charge du Numérique, Mounir Mahjoubi, ce "journaliste gilet jaune" va encore plus loin. 

« Est-ce qu'on peut dire que le bétail goy se rebelle ? », demande-t-il alors à Mounir Mahjoubi, sidéré. « Cette révolution des Gilets jaunes qui provient du peuple, c'est un petit peu comme il est dit dans le Talmud [un des textes fondamentaux du judaïsme, NDLR], que les chiens de goy doivent être écrasés, et que là ils se rebellent ? », continue alors Marc Rylewski, de manière confuse. 

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