#LetHerWork : les journalistes sportives harcelées

Le hashtag #LetHerWork (#LaissezLaTravailler) dénonce les agressions sexuelles et harcèlement dont ont été victimes les journalistes sportives durant le mondial en Russie. 

Baisers volés, caresses forcées, tentative d'étreinte, insultes... Durant la Coupe du Monde en Russie, plusieurs journalistes sportives dépêchées sur place pour couvrir l'évènement ont été victimes de harcèlement et d'agression sexuelle, et ce alors même qu'elles étaient en direct à la télévision. Afin de dénoncer ces comportements machistes et autres gestes déplacés, le hashtag #LetHerWork (#LaissezLaTravailler) a été lancé.

La journaliste colombienne Julieth Gonzalez-Theran est à l'origine de ce mouvement. Agressée en plein direct par un supporter, elle a publié la vidéo de ce baiser volé sur son compte Instagram. Une scène qui s'est déroulée au début du Mondial de football et qui s'est malheureusement reproduite auprès d'autres journalistes.

« Ne me pelotez pas et laissez-moi faire mon travail »

Julia Guimaraes, journaliste sportive pour la télévision brésilienne, a elle aussi été embrassée de force en plein direct, tout comme la correspondante de France24, Kethevane Gorjestani, qu'un supporter a embrassée dans le cou par surprise. « Lundi à St Peterbourg. Malheureusement, cela (et pire) arrive régulièrement à nous, journalistes sportives, surtout quand on couvre le football. Par tous les moyens, chantez, dansez et célébrez votre équipe, mais ne m’embrassez pas, ne me pelotez pas et laissez-moi faire mon travail », a dénoncé cette dernière sur son compte Twitter. Un message accompagné du hashtag #LetHerWork.

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