Gilets Jaunes Des journalistes blessés

Ce samedi 8 décembre, plusieurs journalistes ont été blessés et malmenés lors des manifestations des gilets jaunes à Paris. 

Bien que la journée de samedi ait été moins violente que celle du 1er décembre, de nombreux blessés notamment parmi les journalistes sont à déplorer. Une semaine après le journaliste Hugo Clément, qui avait essuyé un tir de projectile en plein visage, plusieurs de ces confrères ont été blessés par des tirs d'engins de type "flash-ball" selon les témoignages publiés par les médias et sur les réseaux sociaux. 

Ainsi, deux photographes du Parisien ont été atteints par des tirs en provenance de lanceurs de balles automatiques, l'un à la nuque et l'autre au genou. Des incidents qui se sont déroulés sur les Champs-Élysées, où les tensions entre les manifestants et les forces de l'ordre étaient à leur comble. 

L'un des deux photographes a expliqué sur Twitter avoir été atteint à bout portant par un membre des forces de l'ordre, qui s'est excusé aurprès de lui. « Très en colère, j’ai enlevé toutes mes protections et je suis allé lui dire qu’il venait de me tirer dans le dos à bout portant dans la nuque… Je pense qu’il a eu peur de m’avoir tué car je suis tombé au sol pendant quelques secondes. Il m’a dit "Désolé je visais quelqu’un d’autre" », a-t-il rapporté à sa rédaction. 

Un autre journaliste de l'agence de presse audio A2PRL indique avoir également été blessé par un policier, qui lui a tiré dessus avec un engin de type "flash-ball", alors qu'il avait son brassard de presse en évidence. D'autres reporters rapportent avoir été pris à partie par des manifestants et des casseurs, tandis que d'autres journalistes encore évoquent des confiscations d'équipements de protection par les forces de l'ordre, les exposant à des blessures. 

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