Benalla : Mediapart accuse le gouvernement

Ce lundi, la rédaction de Mediapart s'est opposée à une tentative de perquisiiton dans ses locaux, ayant pour but de saisir les enregistrements téléphoniques entre Alexandre Benalla et Vincent Crasse. Une perquisition qui selon le site d'information aurait été organisée directement par Matignon. 

Ce mercredi 6 février, Mediapart, dont la police a tenté de perquisitionner les locaux ce lundi, estime que Matignon aurait bien joué un rôle dans cette perquisition avortée. D'après le site d'investigation, la procédure aurait été enclenchée par une "alerte" datée du 1er février et qui proviendrait des plus hautes sphères du pouvoir politique, en l'occurrence les services du Premier ministre Édouard Philippe.

Mediapart soutient ainsi que Matignon aurait "alerté" le parquet de Paris le 2 février dernier, après avoir été questionné par le magazine Valeurs Actuelles au sujet des fameux enregistrements téléphoniques entre Alexandre Benalla et Vincent Crasse, révélées une semaine auparavant par le média d'investigation. Dans l'une de ses questions, Valeurs Actuelles demandait à Matignon si l'une de ces conversations avait été captée par les services de renseignements, ce que Matignon a vivement démenti. 

Mais, visiblement inquiet qu'une telle suspicion se répande, Matignon a, dès le lendemain (le 2 février), envoyé au parquet de Paris le contenu des questions de Valeurs Actuelles et les réponses apportées. "Il ne s'agit en aucun cas d'un signalement ou d'un article 40 [article du Code de procédure pénale qui oblige une personne dépositaire de l'autorité publique à dénoncer un délit]", affirment de leur côté les services du Premier ministre, justifiant auprès de Mediapart l'envoi au parquet de l'entretien avec Valeurs Actuelles. 

Pour sa part, Mediapart affirme que c'est suite à cette transmission au parquet de Paris que ce dernier a ouvert une enquête et ordonné une perquisition, ce lundi. Le parquet se refuse pour l'instant à tout commentaire. 

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