Nasrin Sotoudeh condamnée à une lourde peine

La militante, qui avait reçu le prix international des droits de l'homme en septembre 2018, a été condamnée à sept ans de prison par la justice iranienne. Une décision qui serait en réalité beaucoup plus lourde selon son compagnon et qui comprendrait également des coups de fouets. La communauté internationale est indignée. 

Nasrin Sotoudeh, avocate de 55 ans, est l'un des visages les plus militants de l'Iran, se battant notamment pour permettre aux femmes qui le souhaitent de ne pas porter le voile dans ce pays ultraconservateur. 

Arrêtée en juin dernier, elle vient d'être condamnée à sept ans de prison par la justice iranienne. Cinq pour "rassemblement contre le régime" et deux pour "insulte contre le Guide suprême". 

Selon son mari, Reza Khandan, d'autres peines encore plus sévères auraient été prononcées à son encontre. En réalité, la militante des droits de l'homme serait condamnée à 33 ans d'emprisonnement et 148 coups de fouet, le tout pour sept chefs d'accusation. 

Une condamnation inadmissible pour Amnesty Internatinal et la communauté internationale. Pour l'ONG, cette peine est "la plus sévère [que l’ONG] ait rapporté à un défenseur des droits humains en Iran ces dernières années”. C'est une "'injustice scandaleuse".

"Nasrin Sotoudeh a consacré sa vie à la défense des droits des femmes et à la dénonciation de la peine de mort. Il est scandaleux que les autorités iraniennes la punissent pour son travail en faveur des droits humains. Sa condamnation renforce la réputation de l’Iran en tant qu’oppresseur cruel des droits de la femme" peut-on lire dans le communiqué d'Amnesty International. 

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