Encore une femme morte, les associations manifestent

Lundi, un rassemblement a eu lieu à Saint-Denis, suite à la mort de Leïla, une femme enceinte dont le compagnon est accusé de violences conjugales.

À Saint-Denis, Leïla, une jeune femme âgée de 20 ans et enceinte de 3 mois, est décédée le 3 juillet. Selon l’autopsie, elle serait morte à cause d’une grossesse extra-utérine. Cependant, son compagnon est considéré comme un “témoin assisté”, un statut qui est à mi-chemin entre le simple témoin et la mise en examen. En effet, une enquête a été ouverte pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il est donc mis en examen à cause de violences conjugales. La veille de son décès, la victime avait déposé une main courante.

C’est pourquoi environ 150 personnes se sont regroupées devant la mairie de Saint-Denis. “Combien vaut la vie d’une femme ?” : voilà la question soulevée par Ernestine Ronai, responsable de l’observatoire départemental des violences envers les femmes. L’idée était d’inviter les pouvoirs publics à déployer des moyens pour lutter contre ces violences. Les associations réclament un milliard d’euros. Chaque année en France, environ 220 000 femmes se font violenter par leur compagnon ou ex-compagnon.

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