Birmanie : accusé du génocide des Rohingyas

La dirigeante de la Birmanie, lauréate du prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi est accusée de génocide envers les Rohingyas. Elle est présentée ce mardi devant la Cour internationale de justice de La Haye, aux Pays-Bas.

Du mardi 10 au jeudi 12 décembre, l’actuelle chef du gouvernement devra répondre à plusieurs accusations portées contre le Myanmar (nom officiel du pays). L’armée birmane est poursuivie pour s’être livrée à des « actes génocidaires » en 2016 et 2017, contre la minorité musulmane des Rohingya après qu’une rébellion affirmant se battre en leur nom eut attaqué des gardes-frontières et des policiers birmans, faisant environ une trentaine de morts parmi les forces de l’ordre.

Un peuple opprimé

La sanglante répression militaire fut d’une grande envergure, 740 000 Rohingya étaient forcé de se réfugier au Bangladesh pour fuir aux massacres. Les soldats birmans ont sans vergogne tué des milliers de Rohingya tels des assassins. Ces derniers avaient également recours aux viols et n’hésitaient pas à exécuter les victimes, selon les enquêteurs de l’ONU.

A la suite d’une plainte déposée le 11 novembre par la Gambie, le pays se retrouve pour la première fois accusée devant la juridiction internationale. En effet ce petit pays de l’Ouest africain à majorité musulmane a porté l’affaire devant la CIJ au nom de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Les autorités birmanes maintiennent leur position et affirment que les militaires ont simplement réagi aux attaques de la rébellion rohingya, et qu’il n’y a eu ni nettoyage ethnique, ni génocide.

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