Allergies à la chimiothérapie : 4 plaintes déposées

Quatre familles de victimes repochent aux autorités sanitaires de pas avoir en amont procédé à des tests de dépistage permettant de déceler d'éventuelles allergies à la molécule 5-FU chez des patients nécessitant une chimiothérapie. 

Ce lundi, quatre familles de victimes de la toxicité d'une molécule de chimiothérapie ont déposé plainte contre X. Toutes reprochent aux autorités sanitaires de ne pas avoir recommandé plus tôt un test qui aurait pu permettre de déceler une sensibilité à ce traitement.

Les plaintes "contre X pour homicide involontaire, blessures involontaires pour mise en danger de la vie d'autrui, qui émanent des proches de trois personnes décédées et d'un homme qui a souffert gravement de cette toxicité, sont déposées au pôle santé du tribunal de grande instance (TGI) de Paris", a fait savoir leur avocat Me Vincent Julé-Parade. Concernant trois de ces patients, "la cure qui devait les soigner les a envoyés au cimetière", affirme-t-il. 

Les médicaments pointés du doigt sont formulés à base de -fluorouracile, dit 5-FU, ou bien de capécitabine. Le 5-FU est couramment utilisé dans les chimiothérapies, seul ou bien en association avec d'autres anticancéreux. 

"Jeter un pavé dans la mare" pour "éviter de nouvelles victimes"

"C'est une affaire de santé publique, une affaire de masse", affirme encore l'avocat des victimes. Une affaire qui concerne, estime-t-il, "des dizaines voire des centaines de cas" d'accidents dus à ce traitement. "Les connaissances scientifiques permettaient de longue date de mettre en place un dépistage qui aurait permis d'éviter ces drames", déplore-t-il. Me Vincent Julé-Parade entend avec ces plaintes, qui visent la responsabilité des autorités publiques et sanitaires "jeter un pavé dans la mare" pour "éviter de nouvelles victimes".

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