La journaliste et militante américaine a raconté son histoire sur sa page Facebook. Un récit déjà partagé plus de 5.000 fois dans lequel elle dénonce le zèle d'un policier français de l'aéroport de Nice qui l'a obligée à retirer son voile.

Amani Al-Khatahtbeh était invitée du festival Cannes Lions vendredi dernier. Cette journaliste et militante américaine est l'influente fondatrice du webzine MuslimGirl. Alors qu'elle descendait de son avion, elle a eu affaire à un policier qui l'a forcée à retirer son voile. Elle a raconté son histoire sur sa page Facebook.

"Le douanier a d'abord refusé de tamponner mon passeport tant que je portais mon voile alors que même sur ma photo de passeport je suis voilée. Il m’a conduit vers un policier qui m’a amenée dans une pièce isolée de l’aéroport. Pendant que je demandais pourquoi je devais retirer mon voile s’il n’y avait pas de problème lié à la sécurité, il m’a répondu ‘Vous êtes en France et en France je dois voir vos cheveux’. Quand je lui ai répondu qu’il ne verrait pas un seul de mes cheveux, il est devenu agressif et a insisté sur le fait que c’était la loi. Finalement j'ai accepté mais seulement devant une policière. Même si je sais qu’au fond, c’est tout aussi dégradant. Après ils ont tamponné mon passeport et me l’ont rendu".

Mais l'histoire ne s'arrête pas là, selon la journaliste américaine. "Ensuite, j’ai fait l’erreur de demander au policier son matricule. Il m’a répondu une nouvelle fois de manière agressive. Il a confisqué mon passeport et m’a dit qu’il allait me renvoyer à New York. Plusieurs fois j’ai demandé à ce que l’on contacte l’ambassade des États-Unis, mais ils ont refusé. Pendant tout le temps où je demandais à pouvoir informer mes proches, plusieurs officiers m’ont répété : 'Vous êtes en France, on ne parle pas anglais. On est en France ici, vous n’êtes pas aux États-Unis'. Ils ont contacté la compagnie Delta Airlines pour coordonner mon retour avec une escale à Tunis. Puis je leur ai précisé que j’étais journaliste et membre du jury du festival Cannes Lions, et que des gens allaient forcement demander de mes nouvelles et que j’écrirai sur ce qu’ils m’ont fait vivre".

Selon le Figaro, Amani Al-Khatahtbeh a déjà pris contact avec un avocat français pour faire valoir ses droits.

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