Maria, commerçante à Gray-la-Ville, connaît bien Jonathann Daval, qu'elle côtoyait depuis dix ans. Peu de temps avant son arrestation, elle a reçu un étrange message de la part du veuf, qui a avoué en garde à vue le meurtre de son épouse...

L'affaire, sordide, passionne paradoxalement toute la France depuis cinq mois. Ce dimanche soir, France 2 consacrait un reportage au meurtre d'Alexia Daval, jeune femme dont le corps avait été retrouvé calciné dans un bois près de Gray, sa ville natale, au début de l'automne. Son mari, qui avait signalé sa disparition, avait participé à des marches à sa mémoire. En pleurs, il témoignait alors du terrible vide que laissait sa compagne, morte par asphyxie d'après les résultats d'autopsie. 

Alors que l'enquête semblait stagner, coup de théâtre le 29 janvier dernier. Jonathann Daval, 34 ans, était placé en garde à vue. Quelques heures plus tard, en pleurs, il avouait le meurtre de sa femme. Un accident, soutenait-il, survenu alors qu'il était en train de l'étrangler.

« Continuer à nous mentir par écrit, c'est pas pardonnable »

Avant que ne surviennent ces aveux, des rumeurs circulaient déjà au sujet du mari d'Alexia Daval, que Maria connaît bien puisqu'elle le fréquentait depuis dix ans. Des bruits de couloir qui pesaient visiblement sur le moral du mari nouvellement veuf et qui l'avaient poussé à se confier à son amie, par SMS. « Certaines personnes sont cruelles et sans cœur, j'essaye de ne pas en tenir compte, mais tout cela me fait très mal au coeur », avait-il alors envoyé à Maria. Un texto qu'aujourd'hui la jeune femme a bien du mal à relire. Pour elle, Jonathann Daval est « monstrueux ». « Continuer à nous mentir par écrit, c'est pas pardonnable », a t-elle conclu.

Récemment, le frère et la mère de Jonathann Daval se sont confiés dans la presse, livrant leur ressenti vis-à-vis de ce proche qu'ils ne pensaient pas capable d'un tel geste. « C'est mon frère, c'est notre sang. Magré l'acte, on ne peut pas le laisser tomber. On le soutiendra à notre façon dans les années à venir mais en tout cas on ne peut pas pardonner un tel acte », soulignait alors son grand frère, Cédric.

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