Les gardes à vue visent à établir comment le terroriste Larossi Abballa a déterminé quelles seront ses victimes et trouvé leur adresse. 

Près de deux ans après l'attentat de Magnanville, où un couple de policiers avait été sauvagement assassiné à leur domicile, les enquêteurs se demandent toujours pourquoi le terroriste Larossi Abballa a ciblé Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, assassinés à l'arme blanche en présence de leur fils de trois ans. Un choix qui jusqu'ici demeurait énigmatique, car rien ne laissait présager que le terroriste au passé délinquant avait croisé la route des deux policiers dans la cadre d'une quelconque procédure. Pourtant, l'islamiste possédait l'adresse complète du commandant de police et de son épouse et avait effectué des repérages avant de passer à l'acte. A-t-il choisi ses victimes au hasard ou bien quelqu'un lui a-t-il fourni l'adresse de ce couple de policiers ?

Ce lundi, un vaste coup de filet a été opéré par la sous-direction antiterroriste, épaulée du Raid, pour tenter de répondre à cette question. Six personnes ont été interpellées, trois hommes et trois femmes parmi lesquelles se trouve une policière de 48 ans, anciennement syndicalisée pour Alliance. Sa fille, âgée de 29 ans, a également été placée en garde à vue. La troisième femme à avoir été interpellée est une connaissance de la jeune femme, fichée S pour sa pratique d'un islam radical. Cette dernière, âgée de 25 ans et déjà mise en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, a été extraite de sa cellule pour être entendue par les policiers. 

Quant aux trois hommes, âgés de 26, 30 et 33 ans, il s'agit du frère de la détenue fichée S, lequel connaissait bien Abballa, d'un membre de l'entourage de la policière et de son fils. 

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