Derrière le visage poupin et souriant du petit Grégory se cache l'une des plus grandes énigmes criminelles françaises, jamais résolue depuis 32 ans. Ce jeudi, les gardes à vue des trois membres de la famille de l'enfant, interpellés mercredi 14 juin, ont été prolongées. 

Désormais, les enquêteurs disposent de 48 heures supplémentaires pour tenter de lever le voile sur l'une des affaires criminelles la plus médiatisée, mais aussi la plus énigmatique : le meurtre du petit Grégory il y a trente-deux ans.

Alors que mercredi 14 juin, on apprenait les interpellations de la belle soeur du père de la victime, Ginette Villemin, ainsi que de l'oncle maternel de ce dernier, Marcel Jacob, et son épouse Jacqueline, leurs gardes à vue ont été prolongées, apprend-on ce jeudi. Les gendarmes de la section de recherche de Dijon disposent désormais de deux jours supplémentaires pour les entendre.

Mercredi, les grands-parents de l'enfant, Monique et Albert Villemin, ont également étaient entendus par les enquêteurs dans le cadre d'une audition libre.

Les gardes à vue des trois membres de la famille du petit Grégory se déroulent sous la qualification de "complicité d'assassinat, non-dénonciation de crime, non-assistance à personne en danger et abstention volontaire d'empêcher un crime".

Dans un communiqué publié mercredi, le procureur général de la cour d'appel de Dijon, Jean-Jacques Bosc, avait indiqué que ces trois interpellations " visent des personnes très proches du coeur de l’affaire, ont pour but d’éclaircir certains points et d’apporter des réponses à des questions posées, parfois de longue date, par des zones d’ombre de la procédure".

D'après LCI, la belle-sœur de Bernard Laroche, Murielle Bolle, a été convoquée à la gendarmerie pour un prélèvement d'empreintes. C'est elle qui avait incriminé Bernard Laroche au début de l'enquête, avant de se rétracter. L'homme, neveu de Marcel Jacob et cousin de Jean-Marie Villemin, avait été incarcéré pour le meurtre de l'enfant avant d'être remis en liberté en février 1985. Convaincu de sa culpabilité, le père du petit Grégory, Jean-Marie Villemin, l'avait abattu d'un coup de fusil de chasse un mois après sa libération. Il avait été condamné à quatre ans de prison pour ce meurtre, en 1993.

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