Malgré l'erreur de procédure qui a perturbé le déroulement de l'enquête, Nordalh Lelandais a été mis en examen pour meurtre à l'issue de sa première comparution devant les juges d'instruction.

Trois mois se sont passés depuis que la petite Maëlys, 9 ans, a disparu lors d'un mariage dans la commune de Pont-de-Beauvoisin, en Isère. Ce jeudi 30 novembre, le principal suspect Nordalh Lelandais comparaissait pour la première fois devant les magistrats instructeurs. Jusqu'alors mis en examen pour enlèvement, cet ancien militaire de 34 ans a été finalement mis en examen pour meurtre.

L'annonce provient directement du procureur de la République de Grenoble lors d'une conférence de presse tenue ce jeudi soir. "Les informations révélées publiquement par le procureur de la République n'ont fait que conforter le sentiment de mes clients quant à la fragilité de la version du mis en cause. Je me permets de rappeler que dès le début de cette affaire, mes clients ont rapidement eu des doutes quant à l'attitude du mis en cause", a réagi Maître Fabien Rajon, avocat des parents de la fillette.

L'étau se resserre, mais le suspect n'avoue rien

Hier matin, Nordalh Lelandais a obtenu l'annulation de ses premières déclarations en garde à vue. Celles-ci n'ayant pas été filmées comme la procédure l'exige, une requête en nullité a pu être déposée et aboutir. L'annulation porte sur quatre procès verbaux établis au début de l'affaire, ce qui a pour conséquence d'annuler certains propos du suspect lors de ses premiers interrogatoires, début septembre. 

Mais cette décision ne suscite pas d'inquiétude chez les enquêteurs, qui s'étaient "préparés" à une telle annulation. Les premières déclarations de Nordalh Lelandais faisaient avant tout apparaître ses "contradictions", mais n'avaient pas permis d'obtenir des informations déterminantes. L'accusation redoutait surtout que l'annulation ne s'étende à la seconde garde à vue du suspect, qui avait conduit à sa mise en examen pour enlèvement après la découverte d'une trace d'ADN de la petite Maëlys dans sa voiture.

Toujours est-il que l'interrogatoire mené hier, qui a duré près de 7 heures, n'a pas permis d'obtenir ne serait-ce qu'un début d'aveu de la part du suspect, qui s'obstine à nier les faits.

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