Alors que mercredi 14 juin, trois membres de la famille du petit Grégory étaient interpellés, ce jeudi 15 juin en fin d'après-midi, le procureur général Jean-Jacques Bosc a tenu une conférence de presse pour faire le point sur l'enquête, trente-deux ans après le meurtre du petit Grégory, retrouvé mort dans la Vologne.

Jean-Jacques Bosc, procureur général auprès de la cour d'appel de Dijon, a commencé à s'exprimer lors d'une conférence de presse à 15h55, ce jeudi 15 juin. À ses côtés se tenait le général commandant la région de gendarmerie de Bourgogne Franche Comté, Olivier Kim.

Une lettre manuscrite expertisée

Après avoir rappelé les faits, Jean-Jacques Bosc a déclaré : « Une lettre manuscrite de 1983 a été expertisée. Les résultats sont confondants à l’égard de Jacqueline Jacob, la tante de Jean-Marie Villemin. La lettre de revendication du meurtre, postée le jour même du crime, n’a pas permis à ce stade de déterminer son auteur. Mais certains termes sont similaires avec celle de 1983. Avec notamment un mot qui revient souvent, "le chef" (surnom de Jean-Marie Villemin, le père de Grégory) », avant d'ajouter : « de nouvelles expertises en écriture ont eu lieu. Leurs résultats sont intéressants et de nature à faire nous faire progresser pour découvrir la vérité ».

« Des analyses ADN n’ont pas donné » de résultats positifs permettant de retrouver les auteurs du crime, a par la suite indiqué le procureur général. Toutefois, « L’expertise d’une lettre de menace au président Simon (à l'époque en charge de l'affaire), pourrait avoir été écrite par Monique Jacob, la grand-mère de Grégory. »

Plusieurs personnes impliquées

« Quelques jours avant le passage à l’acte, des repérages et surveillances ont été réalisés, opérés par un homme portant une moustache et quelques fois accompagné d’une femme », a continué Jean-Jacques Bosc, avant de déclarer : « A ce stade, les investigations montrent à l’évidence que plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime ».

« Je ne sais pas qui est l’auteur » du crime

Le procureur général, qui a admis ne pas savoir à l'heure actuelle qui était l'auteur du crime, a rappelé que les investigations étaient toujours en cours.

Les trois gardés à vue refusent de parler

Marcel Jacob, le grand-oncle du petit Grégory, Jacqueline Jacob, sa femme, et Ginette Villemin, la tante du petit Grégory et belle-soeur de Jean-Marie Villemin, le père de l'enfant, ont tous les trois étaient placés en garde à vue ce mercredi. Une garde à vue prolongée de 48 heures ce jeudi. 

Les trois gardés à vue invoquent leur droit au silence.

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